La justice distributive conditionne-t-elle la résilience des ménages face aux chocs climatiques ? Une analyse croisée économico-philosophique des ménages urbains de Toamasina
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.20647044Keywords:
Justice distributive ; Résilience des ménages ; Chocs climatiques ; Vulnérabilité ; Inégalités sociales ; Toamasina.Abstract
Cet article vise à analyser, dans une perspective économico-philosophique, le rôle de la justice distributive dans la résilience des ménages face aux chocs climatiques. L’étude a été menée auprès de 383 ménages du quartier défavorisé de Tsarakofafa, situé dans la ville de Toamasina à Madagascar, une zone fortement exposée aux inondations et aux cyclones. Elle adopte une approche méthodologique mixte combinant des enquêtes quantitatives, des observations de terrain, des entretiens semi-directifs et une analyse statistique basée sur la méthode de classification k-means. Les résultats montrent que 72,06 % des ménages exercent des activités informelles et que 95,04 % ne bénéficient d’aucune protection sociale. Une relation significative est observée entre les profils de vulnérabilité des ménages et leur perception de l’équité dans la répartition de l’aide post-cyclonique (Khi-deux = 18,203 ; p = 0,001). Cette perception met en évidence un sentiment d’injustice chez les ménages les plus vulnérables, contrairement au principe d’équité défendu par John Rawls (1971).



















